mercredi 23 mars 2016

#BruxellesMaBelle : réaction à chaud au lendemain des attentats

Lorsque la lâcheté, la haine et l’idiotie avaient frappé la France, j’étais parti au front, armé de quelques mots, plus ou moins intelligents, plus au moins raisonnables, plus au moins raisonnés (article ici : http://www.ihaveto.be/2015/11/lettre-ouverte-la-france-et-si-aux.html)

Au lendemain de l’attaque contre Bruxelles, ma belle et tendre Bruxelles, je n’ai à nouveau d’autre moyen pour réagir que l’écrit, cette réaction futile, inutile et facile… mais qui soulage, un peu, un tout petit peu…

Je ne peux m’empêcher de poser un constat est simple : nous répétons sans cesse les mêmes erreurs et de facto, subissons les mêmes résultats.

Il est temps d’arrêter de se mentir et de prendre de vraies décisions.

Nous sommes en guerre, avec des militaires et des véhicules blindés dans nos rues, face à un camp adverse équipé d’armes lourdes et d’explosifs.

Nous sommes en guerre mais continuons à appliquer une stratégie basée sur les lois civiles.

Cela ne peut pas fonctionner.



Si nous voulons gagner ce combat, il faut appliquer la seule législation adaptée en temps de guerre : la loi martiale. La loi martiale est l'instauration dans un pays d'un état judiciaire d'exception, au sein duquel l'armée assure le maintien de l'ordre à la place de la police ou en collaboration avec celle-ci. C'est le chef d'État qui « invoque » la loi martiale, ce qui signifie que le général de l'armée prend le pouvoir pendant un temps délimité.

Tout terroriste vous le dira : ce qui fait leur force, c’est notre démocratie, notre protection des droits de tous les citoyens (les bons comme les mauvais), nos lois pensées et repensées afin d’éviter l’erreur et l’abus.

Notre système judiciaire interdit d’arrêter ou condamner une personne qui n’a rien fait. Si cela est censé en temps normal, ce système interdit la pro-activité et de ce fait rend impossible la prévention des attentats.

Je propose (même si cela n’intéresse personne) de permettre, dans un cadre exceptionnel et structuré (les conditions d’application de la loi martiale mais avec une limitation clair des missions du pouvoir militaire), l’expulsion immédiate, par l’armée, de toute personne présente sur la liste des radicaux, ou supposés radicaux.

Pour plus d’efficacité, je propose également que nous appliquions une loi martiale qui permette les perquisitions au milieu de la nuit et que nous privions d’avocat, pendant un délai de 7 jours, les personnes arrêtées dans le cadre de ces enquêtes.

Oui je sais ce que beaucoup diront : ceci viole les droits de la défense, ceci viole la présomption d’innocence, ceci viole sans doute les droits de l’homme, mais… ceci respecte le droit à la vie, de ceux que nous aimons.

Trop de sang a coulé.

Les méthodes actuelles ne fonctionnent pas.

Il est temps de mettre de côté principes et valeurs afin de prendre les décisions parfois douloureuses, qui mènent à l’efficacité, à la sécurité.

Ceci me dégoute, ceci me fait mal, ceci me fait peur; mais je ne vois pas d'autre solution. 

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