mardi 30 décembre 2025

Monitux : Le monitoring serveur revient aux sources (et c’est bien plus sûr)

 

Dans un monde où la surveillance des infrastructures est devenue une course à l'armement technologique, nous avons peut-être oublié l'essentiel : la surface d'attaque. Plus vous ajoutez de couches (dashboards complexes, agents Python, bases de données NoSQL, interfaces JavaScript lourdes), plus vous ouvrez de portes.

C'est de ce constat qu'est né Monitux.

 

Le problème : L’insécurité des "Usines à Gaz"

Les systèmes de monitoring actuels (Grafana, Prometheus, ELK) sont formidables, mais ils sont devenus des cibles de choix. Ces dernières années ont été marquées par des failles critiques :

  • Injection de code et failles Log4j : Des millions de serveurs exposés à cause de bibliothèques de logs trop complexes.
  • Failles de désérialisation : Des agents de monitoring distants permettant l'exécution de code arbitraire (RCE).
  • Complexité de configuration : Une erreur dans l'exposition d'un port API, et c'est l'intégralité de vos métriques (voire de vos accès) qui fuitent sur le web.

 

La réponse : La philosophie "Zero-Dependency"

Monitux prend le contre-pied total de cette tendance. Disponible dès maintenant sur GitHub, c'est un système de monitoring 100% natif GNU/Linux.

Pourquoi est-ce radicalement plus sécurisé ?

  1. Zéro faille applicative : Monitux n'utilise ni PHP, ni Python, ni Node.js. Il repose exclusivement sur des binaires éprouvés depuis 40 ans (top, df, ss, systemd). Si votre noyau Linux tourne, Monitux tourne, sans risque d'injection de code.
  2. Sécurité déléguée au standard : Pas de système de login "maison" potentiellement troué. L'accès est verrouillé par les protocoles .htaccess et .htpasswd d'Apache. Un rempart solide, simple et audité.
  3. Transparence totale : Le code est en Bash. Tout administrateur peut lire chaque ligne du script en 30 secondes. Aucune "boîte noire" n'envoie vos données vers un cloud tiers.
  4. Empreinte thermique nulle : En n'utilisant aucune base de données (NoSQL/SQL), le système ne consomme quasiment aucune ressource. Vos logs sont des fichiers texte bruts, point barre.

 

Une interface pour l'efficacité

Au-delà de la sécurité, j'ai voulu une interface qui parle aux barbus de la vieille école tout en restant lisible. 

Chaque bloc de monitoring (CPU, Disque, Services, Connexions) offre un accès direct au LOG complet et au RAW TXT, permettant une investigation immédiate via un simple CTRL+F dans le navigateur.

 

Comment l'installer ?

C'est là que ça devient beau : il n'y a rien à installer.

  1. Clonez le dépôt : git clone https://github.com/simple-group/Monitux/
  2. Configurez votre accès Apache.
  3. Lancez ./start-moni.sh.

Votre serveur est maintenant sous surveillance constante, protégé par la simplicité même des outils qui font battre le cœur de l'Internet.


Retrouvez le projet complet ici : https://github.com/simple-group/Monitux/

🎮 Station de révision : quand un problème de parents devient un projet open source

Si vous travaillez dans une startup (ou simplement dans un bureau vivant), vous connaissez la scène : des enfants qui traînent, des écrans allumés, et cette question qui revient sans cesse : comment les occuper intelligemment sans les coller devant n’importe quoi ?

Chez Simple CRM, la situation s’est présentée très concrètement. Plutôt que de lutter contre la réalité, j’ai décidé d’en faire un terrain de jeu… éducatif.

C’est ainsi qu’est née Station de révision.

 

🧠 Apprendre en jouant (vraiment)

Station de révision est une application en ligne de jeux éducatifs destinée aux enfants — mais qui, surprise, plaît aussi beaucoup aux adultes.

Elle propose aujourd’hui :

  • des exercices de mathématiques
  • de la conjugaison
  • de l’histoire
  • de la biologie
  • de la chimie
  • du solfège
  • et même un TETRIS (oui, parce qu’on a aussi le droit de s’amuser)

Certaines disciplines intègrent des niveaux évolutifs selon l’âge, pour s’adapter naturellement à la progression des enfants.

 

📱 PC, mobile… et la vraie vie

La majorité des jeux sont compatibles PC et mobile. Seuls le solfège et le Tetris sont pour l’instant réservés au PC.

Mais le plus important n’est pas là : l’application a été testée en conditions réelles, dans les bureaux de Simple CRM, avec de vrais enfants… et de vrais parents.

Résultat ?

  • des enfants concentrés,
  • des parents rassurés,
  • et des adultes qui se surprennent à lancer une partie d’Histoire, de Maths ou de Tetris entre deux réunions.

 

🌱 Open source aujourd’hui, intégré demain

Face au succès rencontré, j’ai fait le choix de passer Station de révision en open source. Parce que l’éducation, l’apprentissage et le jeu sont encore meilleurs quand ils sont partagés.

👉 Le projet est disponible ici : 🔗 https://github.com/bricecornet/station-de-revision

Et ce n’est qu’un début.

📅 En 2026, la Station de révision sera intégrée directement dans SIMPLE CRM, afin d’aider les parents à occuper intelligemment leurs enfants, même sur leur lieu de travail.

👉 Découvrir SIMPLE CRM : https://simple-crm.ai

 


🚀 Et la suite ?

Le projet est ouvert :

  • aux idées,
  • aux améliorations,
  • aux contributions.

Si vous êtes parent, développeur, enseignant ou simplement curieux : vous êtes les bienvenus.

Parfois, les meilleures idées naissent simplement d’un problème très concret… et d’enfants qui s’ennuient un peu trop près des ordinateurs 😉

Server Pulse : outil de monitoring serveur gratuit, open source et ultra-léger

Anticipez les défaillances grâce à un outil de surveillance simple, efficace et gratuit

La surveillance des serveurs est devenue un enjeu vital pour garantir la continuité d’activité d’une entreprise. Trop d’administrateurs systèmes se retrouvent face à un crash système, une saturation de l’espace disque ou une utilisation anormale du processeur sans avoir été alertés à temps. 

Pourquoi ? Car les solutions de monitoring serveur sont souvent complexes, payantes ou surdimensionnées.

C’est pour répondre à ce besoin que Server Pulse, un outil de monitoring open source, a été conçu. Entièrement gratuit, ce logiciel léger repose sur un simple batch PowerShell Windows et une interface web responsive. Il permet à toute entreprise – PME, TPE, indépendants, ou même DSI – de disposer d’une solution de surveillance serveur efficace sans déploiement complexe.

En termes de mise en plage : vous téléchargez, dézippez, éditer la liste des sites à surveiller et vous lancez ! ;-) 


 

Visualisez en temps réel l’état de vos serveurs avec une interface claire

 


Server Pulse s’appuie sur un moteur de scan en batch Windows (monitor.bat) et un fichier sites.txt personnalisable. Il analyse le statut réseau (ping) et le contenu web via des mots-clés définis, puis alimente automatiquement une interface HTML (responsive et locale) en affichant :

  • 🟢 Serveurs en ligne
  • 🟠 Serveurs répondant mais avec contenu manquant
  • 🔴 Serveurs inaccessibles (avec alerte sonore paramétrable)
  • 🔗 Lien direct vers le serveur
  • ★ Favoris et tri dynamique
  • 📊 Graphique de tendance (historique de santé)

 


 

Un outil de supervision simple mais puissant, qui couvre l’essentiel

 

Contrairement à des usines à gaz comme Nagios, PRTG Network Monitor ou WhatsUp Gold, Server Pulse mise sur la simplicité et la rapidité. Pas de base de données, pas de backend lourd : tout repose sur des fichiers locaux pour une confidentialité maximale et une installation instantanée.

✅ Fonctionnalités incluses :

  • Surveillance réseau par ping
  • Vérification de mots-clés dans la page
  • Affichage des résultats dans un tableau de bord local
  • Favoris et tri personnalisable
  • Aucune dépendance serveur externe
  • Compatible Windows, Edge, Chrome, Firefox

 


 

Configuration ultra-simple : surveillez vos serveurs en 2 minutes

 

Installation :

  1. Placez monitor.bat, index.html et sites.txt dans un même dossier.
  2. Lancez monitor.bat → il génère automatiquement data.js.
  3. Ouvrez index.html pour visualiser vos données.

Format de sites.txt :

google.com,Google
crm-pour-pme.fr,CRM
simple-crm-support.com,CRM,noping
  • Le mot-clé permet de vérifier que la page fonctionne correctement.
  • L’option noping désactive le ping pour les serveurs qui le bloquent.

 


 

Pourquoi un outil gratuit comme Server Pulse peut rivaliser avec les géants du monitoring ?

 

Critères Server Pulse PRTG Nagios WhatsUp Gold
Gratuit ✅ (limité) ✅ (version Core)
Open source
Installation instantanée
Interface web responsive ❌ (selon config)
Compatible petits environnements
Fonctionnalités avancées 🟡 (essentiel)
Données stockées en local

Résultat : Server Pulse est l’outil parfait pour les infrastructures modestes ou pour une première couche de surveillance serveur rapide.

 


Téléchargement

➡️ GITHUB officiel 


 

Un complément indispensable aux solutions SaaS de monitoring en ligne

Les outils de surveillance serveur en ligne de type SaaS (PRTG Network Monitor, WhatsUp Gold, solutions cloud de supervision réseau) reposent sur une logique externe : ils vérifient vos serveurs depuis Internet. Si cette approche est utile, elle génère aussi de nombreux faux positifs liés aux routes réseau, aux filtres de sécurité, aux pare-feux, aux CDN ou aux coupures intermédiaires indépendantes de la santé réelle du serveur. À l’inverse, ce logiciel de monitoring serveur gratuit open source, exécuté localement sur un PC Windows, observe l’infrastructure depuis l’intérieur du réseau. Il mesure la disponibilité réelle, les performances réseau, l’accès web et la cohérence des données sans dépendre d’un prestataire externe. Résultat : une surveillance serveur fiable, sans bruit inutile, sans alertes trompeuses, et parfaitement complémentaire aux solutions de supervision SaaS. Utilisé conjointement, ce type d’outil de surveillance open source permet de comparer la vision externe (cloud) et interne (local), d’identifier précisément les incidents matériels, les saturations de ressources (processeur, mémoire, espace disque) et d’améliorer la performance globale des serveurs physiques ou virtuels. C’est précisément cette approche hybride — monitoring local + supervision cloud — qui constitue aujourd’hui la meilleure pratique en matière de surveillance serveur professionnelle.

 

À qui s’adresse Server Pulse ?

  • 🔧 Admin système à la recherche d’un outil rapide
  • 🏢 PME sans budget IT conséquent
  • 🧑‍💻 Développeurs voulant monitorer leur serveur de test
  • 🧠 Étudiants en informatique pour apprendre les bases du monitoring réseau
  • 👨‍🔧 Techniciens souhaitant un tableau de bord local 

 

Conclusion : simple, local, puissant

Server Pulse n’a pas vocation à remplacer une usine à gaz comme Microsoft Hyper-V ou un environnement VMware vSphere complet, mais il permet de poser les bases solides d’un suivi des performances serveur.

Son cœur open source, sa légèreté, et sa prise en main immédiate en font un meilleur outil gratuit de surveillance serveur pour qui veut suivre l’utilisation du processeur, la disponibilité web, ou l’espace disque sans s’encombrer d’outils complexes.

 


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Version à venir ?

Prochainement, une version Linux (Bash).

jeudi 18 décembre 2025

Reprise d'un ancien poste Facebook : réactiver la peur de gendarme pour rétablir un meilleur vivre ensemble ?

🚨 Il y a un malaise profond. Et il faut enfin le regarder en face.

Chaque jour, sur les réseaux sociaux, les mêmes images reviennent : dépôts sauvages, abribus vandalisés, dégradations gratuites, nuisances répétées, espaces publics abandonnés.

Les citoyens s’indignent. À juste titre. Ils appellent la police. Ils demandent des réponses.

Et trop souvent, ils entendent la même chose : 👉 « Ce sont des faits mineurs. » 👉 « Il faut passer par un juge. » 👉 « Le tribunal est saturé. »

Alors les dossiers s’empilent. Alors les sanctions n’arrivent pas. Alors l’impunité s’installe.

Et une société sans sanction crédible finit toujours par se déliter.


⚖️ Il faut le dire clairement : ce n’est pas l’absence de règles qui pose problème. C’est l’absence d’application rapide et lisible.

Une règle sans conséquence n’est plus une règle. C’est une suggestion.

La conséquence est connue :

  • les délits se répètent,
  • les honnêtes citoyens se découragent,
  • le respect disparaît,
  • le vivre-ensemble s’effondre lentement.

La peur du gendarme n’est pas une honte. C’est parfois le dernier rempart quand l’éducation, le dialogue et la prévention ont échoué.

📖 « Que votre oui soit oui, que votre non soit non » (Matthieu 5,37). Une société floue est une société injuste.


🧾 Ce que beaucoup ignorent : la Belgique dispose déjà d’un outil légal adapté

Contrairement à ce que l’on croit, tout ne doit pas passer par un tribunal pénal.

Depuis la loi du 24 juin 2013, les communes belges peuvent utiliser les 👉 Sanctions Administratives Communales (SAC)

Leur objectif est précisément de répondre à ce problème :

  • tribunaux engorgés,
  • infractions répétées mais non poursuivies,
  • sentiment d’impunité.

🔍 Concrètement, que permet le système des SAC ?

✔️ Une commune peut sanctionner, via un règlement communal :

  • incivilités (dépôts sauvages, tapage, vandalisme léger),
  • nuisances publiques,
  • comportements perturbant l’ordre public local.

✔️ La police constate les faits.

✔️ Un fonctionnaire sanctionnateur, indépendant du politique, décide :

  • procédure écrite,
  • droit de défense,
  • décision motivée.

👉 Rapide. Locale. Lisible. Mais encadrée.


💶 Montant des sanctions (plafonds légaux) La loi fixe des limites claires :

  • Adultes : max. 350 €
  • Mineurs (16–17 ans) : max. 175 €
  • Alternatives possibles : médiation, travaux d’intérêt général locaux

❗ Une commune ne peut PAS dépasser ces montants. ❗ Elle ne peut PAS créer de nouvelles infractions pénales.


📌 Et la question sensible du non-paiement

C’est ici qu’il faut être honnête et juridiquement précis.

❌ Une commune ne peut pas :

  • ordonner elle-même une saisie,
  • envoyer un huissier sans base légale,
  • confisquer directement biens ou comptes.

✔️ En revanche, ce qui est possible :

  • recouvrement administratif,
  • transmission à un service de recouvrement légal,
  • procédure civile classique,
  • intervention d’un huissier uniquement avec titre exécutoire, conformément au Code judiciaire.

👉 Ce n’est pas l’absence de loi qui bloque. 👉 C’est le manque de volonté politique, de suivi administratif et de moyens.


⚠️ La vraie question n’est donc pas : “Peut-on agir ?” Mais : “A-t-on le courage de le faire ?”

Le système existe. La base légale est là. Les outils sont connus.

Ce qui manque trop souvent :

  • une application ferme,
  • un message clair,
  • une tolérance zéro sur les incivilités répétées.

Une société ne tient pas par des slogans. Elle tient par la prévisibilité des règles et la réalité des conséquences.


Trop, c’est trop.

Si nous voulons restaurer le vivre-ensemble, il faut accepter une vérité inconfortable :

👉 la liberté sans cadre détruit les plus faibles. 👉 l’absence de sanction pénalise toujours les honnêtes.


📢 Appel citoyen

Si vous partagez ce constat :

  • partagez ce message,
  • interpellez vos élus communaux,
  • demandez une application ferme et légale des SAC.

Le changement ne viendra ni du silence, ni de l’indignation virtuelle. Il viendra d’une exigence collective, lucide et responsable.


📚 Sources légales (Belgique) • Loi du 24 juin 2013 relative aux sanctions administratives communales https://www.ejustice.just.fgov.be/cgi_loi/change_lg.pl?language=fr&la=F&cn=2013062401

• SPF Intérieur – Sanctions administratives communales https://www.ibz.rrn.fgov.be/fr/communes/sanctions-administratives-communales

• Code judiciaire – procédures de saisie https://www.ejustice.just.fgov.be

samedi 6 décembre 2025

La qualité du support iRobot...

Donc, la base de mon iRobot a flambé...

Je contacte donc le support qui ne propose... qu'un chat qui fait une boucle infinie...

Voici le dialogue :  #BravoLesGars


 

vendredi 5 décembre 2025

Pebble renaît : passage à l'open source pour sauver 300 000 montres connectées

Note personnelle : J'ai été parmi les premiers utilisateurs de Pebble, et j'avais même développé des watchfaces personnalisées, notamment un hommage au Macintosh original. Cette annonce de passage en open source me remplit de joie !



Le légendaire projet Pebble fait son grand retour en cette fin 2025. Son système d'exploitation et l'ensemble des plans matériels sont désormais totalement open source, une décision stratégique qui garantit la pérennité de l'écosystème, indépendamment du sort de l'entreprise qui porte la marque.

L'histoire d'une success-story pionnière

Tout a commencé en 2012 avec un véritable raz-de-marée sur Kickstarter : plus de 10 millions de dollars récoltés et 85 000 premiers acheteurs séduits. Pebble est rapidement devenue l'incarnation de la success-story des montres connectées pionnières.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 400 000 exemplaires écoulés en seulement deux ans, puis le cap du million franchi début 2015. Malheureusement, l'aventure s'est brutalement arrêtée le 7 décembre 2016, quand Fitbit a racheté la marque (Fitbit étant elle-même rachetée plus tard par Google).

100% open source : un engagement fort

En début d'année 2025, le code source de PebbleOS avait déjà été mis en ligne. Désormais, Eric Migicovsky, créateur de la marque, franchit une nouvelle étape. Il explique sur le blog officiel que le logiciel des montres Pebble est passé d'une ouverture de 95% à 100%. Tout peut maintenant être téléchargé, compilé et exécuté.

Cette stratégie assure que même si Core Devices (l'entreprise portant actuellement le renouveau de Pebble) venait à disparaître, la communauté disposerait de toutes les ressources nécessaires pour continuer l'aventure.

mardi 2 décembre 2025

📉 542 jours.

 Ce mercredi, Bruxelles bat un record… mais pas celui dont on peut être fier.

542 jours sans gouvernement de plein exercice :
➡️ plus que les 541 jours du record fédéral 2010-2011,
➡️ plus que les 493 jours de 2020-2021,
➡️ plus que le Liban,
➡️ plus que le Cambodge.

Le top 3 mondial de l’absence de gouvernement ? 100% belge.

On peut sourire jaune.
On peut faire des blagues.
On peut même trouver cela “folklorique”.

Mais la vérité, c’est que ce je-m’en-foutisme institutionnel est devenu dangereux.


🇧🇪 À quel moment accepte-t-on enfin de regarder la réalité en face ?

Comment un pays peut-il se réformer, se redresser, protéger ses citoyens, s’il n’a même pas un gouvernement fonctionnel ?
Comment prétendre répondre aux enjeux migratoires, sécuritaires, sociaux, économiques — si on est incapables d’élire, de former, d’assumer ?

Et surtout…

À quand une politique qui travaille réellement pour l’intérêt du peuple ?

Pas pour les deals de partis.
Pas pour préserver des sièges.
Pas pour maintenir des fiefs.

À quand un peuple qui accepte l’idée — pourtant simple — que certains sacrifices seront nécessaires

pour réparer des décennies de dépenses inconsidérées,
pour sauver nos systèmes sociaux,
pour éviter la faillite pure et simple ?


🔥 Et à quand une vraie justice ? Une vraie intégrité ?

Comment expliquer sans rougir que :
👉 le dossier des dérives financières de la gare de Mons a été classé sans suite… pour prescription,
👉 alors même que la gare vient tout juste d’être inaugurée ?

On ose encore parler de confiance dans les institutions ?
De transparence ?
D’éthique publique ?

Nous avons collectivement glissé dans une forme de normalisation du scandale.
Plus rien ne choque.
Plus rien ne dérange.
Tout passe.


🛑 Il est temps d’arrêter.

Pas par colère.
Pas par cynisme.
Mais par lucidité.

Une démocratie ne meurt pas d’un coup.
Elle meurt lentement :
par l’habitude,
par la résignation,
par le “à quoi bon”,
par le “c’est comme ça chez nous”.

542 jours sans gouvernement n’est pas un accident.
C’est un symptôme.


👉 Alors, à quand ?

À quand une politique courageuse ?
À quand des citoyens lucides ?
À quand la fin de l’impunité ?
À quand une Belgique qui se respecte — et qui se fait respecter ?

Parce qu’à force d’attendre que tout s’arrange, c’est tout qui s’effondre.