dimanche 16 mars 2014

Quand j’étais enfant, dans les années 80 ; et on n’en est pas mort…

Ce texte a été vu et revu sur le web. Je l’ai juste un peu modifié.  Lorsque je vois cela, je suis un peu effrayé par le fossé entre deux courtes générations. Mais bon… je suppose que c’est pareil à chaque génération.

Enfants, nous allions dans des voitures sans ceintures de sécurité, ni airbags. Voyager à l’arrière d’une camionnette ou dans le coffre était une fête même si cela inquiétait un peu nos mamans.


Nos berceaux étaient peints avec des couleurs brillantes à base de plomb.


Lorsqu’un objet était cassé, mon père ou mon grand-père m’apprenaient à le réparer. C’est ainsi que j’ai découvert, encore enfant, les bases de l’électricité, de l’électronique et du travail du bois. Il ne nous serait jamais venu à l’idée de jeter cet objet dans le but de d’acheter un nouveau.

Il n’y avait pas de bouchons de sécurité sur les bouteilles de médicaments, ni sur les tiroirs ou les portes...

Le premier ordinateur que l’on a eu était prêté par le bureau de mon papa et était assuré pour la modique somme de 5000 Euro. 

 
Quand nous partions à vélo, nous n’avions ni casque, ni protection pour les coudes ou les genoux. On tombait, on se blessait et on allait nos mêmes nettoyer nos blessures à une fontaine.

On buvait de l’eau au robinet du jardin, depuis des sources qui jaillissaient de la terre ou là où on en trouvait, jusqu’à ce qu’on n’ait plus soif. On n’avait pas de bouteille d’eau minérale.

On n’a jamais exigé un cadeau ou une récompense. On regardait dans la vitrine en rêvant et à la fin d’année on écrivait au Père Noel en croisant les doigts pour que ça marche… et si ça ne marchait pas, on était quand même heureux…

On mettait des heures à construire des cabanes dans des arbres avec des caisses et des tuyaux qui ne respectaient pas les normes AFNOR ou CE. Pour descendre de la cabane : on sautait de l’arbre ! Et oui nous étions des enfants vivants, cabossables ; pas des jouets en porcelaine.

On sortait jouer à la seule condition de rentrer pour l’heure du repas et nos parents ne savaient pas, pendant une journée entière où nous étions, car nous n’avions pas de téléphone portable.

On mangeait des fruits que l’on cueillait dans les arbres et dans les forêts. On ne les lavait pas. On ne se lavait pas les mains non plus… encore moins avec un gel désinfectant spécial…

On allait à l’école pour travailler et apprendre et non pour « développer notre potentiel de créativité » ou gagner un concours de popularité.

Certains n’étaient pas de très bons élèves. Ils devaient simplement redoubler l’année quand ils ne réussissaient pas. Personne n’allait chez le psychologue, ni le psychopédagogue. Simplement, on redoublait et on avait une deuxième chance. Les parents ne portaient pas plainte devant le conseil de l’éducation pour revoir le jugement des professeurs.

Ce que j'enviais le plus chez l'un de mes amis, c'était son sifflet bleu. Lui, enviait beaucoup mon petit canif et la gourde en plastique. Le budget normal pour un petit cadeau était de +/- 5 Euro.



Je n’ai jamais téléphoné à un ami : le seul média de communication que j’ai utilisé à l’époque dans mes relations sociales était une lettre.

On partageait un coca entre quatre (quand l’on pouvait se l’acheter car c’était la bouteille en verre d’un litre)... On buvait tous à la même bouteille et personne n’est mort pour ça.


On regardait rarement la télévision car on aimait lire des livres.

On avait des responsabilités, on en était fier et on était heureux d’aider nos parents : on nettoyait les déjections des lapins, on nourrissait les canards, on aidait à entretenir la maison et le jardin.

On a fait l’expérience de la liberté, des succès et des échecs, des responsabilités...

Et on a appris à se débrouiller.

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